Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 18:18

 

Quelques souvenirs personnels de l'auteur...

 

La culture générale et la formation de jardinière d’enfants

 

Lorsque j’ai décidé de « m’occuper de petits enfants », il y a quelques dizaines d’années, c’est vers la profession qui s’intitulait à cette époque « jardinière d’enfants » que je me suis tournée. La culture générale exigée à cette époque, pour pouvoir accéder à cette formation, signifiait pour moi la nécessité d’une ouverture d’esprit qui me convenait. Je sentais qu’il ne s’agissait pas d’acquérir des automatismes éducatifs et même de se centrer uniquement sur le petit enfant mais de situer son attitude dans tout un ensemble culturel. Ainsi, je n’allais pas acquérir des savoirs une fois pour toute mais, je considérais que cette formation serait le début, à moins que ce soit une continuité, d’une recherche sur le pourquoi et le comment de l’éducation et aussi sur son sens.

C’est ainsi que durant toute ma vie professionnelle, j’ai été curieuse de savoir s’il n’y avait pas autre chose que les courants de pensée à la mode. Cette recherche s’est ancrée non seulement dans une meilleure connaissance des courants éducatifs, ou de l’enfant lui-même, mais s’est élargie à d’autres domaines de la vie comme l’Histoire, certaines démarches artistiques, l’impact de la voix dans la communication, etc…. J’ai souvent fait un travail parallèle qui alimentait directement ou indirectement mon travail et m’aidait à l’occasion à oublier mes problèmes professionnels. C’est ainsi qu’à l’âge de 46 ans je soutenais une thèse d’Histoire de l’éducation.

 

Deux années de formation

 

Durant mes deux années de formation que j’ai faite à Lille où je m’étais « expatriée », j’ai confirmé et construit des références qui m’ont habitée toute ma vie professionnelle. N’ayant pas été spécialement brillante durant mes études secondaires, j’y ai trouvé un épanouissement et une réalisation de moi-même comme si, enfin, je rencontrais ce que j’attendais depuis longtemps. Nous faisions des recherches pour des exposés, nous allions écouter des cours à la Faculté, il y avait une vie institutionnelle formalisée par des réunions de « promo », nos cours de psychologie s’appuyaient sur des observations, nous fabriquions du matériel pédagogique, le contact avec la nature était réel. Notre formation, tout en étant sérieuse et profonde, m’est apparue légère. Un temps confortable de travail personnel était inclus dans la semaine. Nous avions des moments d’assimilation qui sont essentiels dans une formation.

Lorsque j’ai eu mon diplôme, j’ai décidé une chose : jamais je ne m’ennuierai dans mon travail et sitôt que je sentirai une routine et une lassitude : je changerai. C’est ce que j’ai fait toute ma vie professionnelle.

 

Durant cette formation, j’ai eu la possibilité de suivre un cours très sérieux sur l’Histoire de l’Education, qui n’est sûrement pas étranger à mon intérêt pour cette discipline. Dans les années 80, alors que j’étais formatrice, j’ai élaboré une série de cours intitulée « Epistémologie des pédagogies », le tableau sur les courants éducatifs et leurs auteurs, construit par notre professeur, m’est revenu à l’esprit. Il m’était d’autant plus précieux qu’à cette époque les pédagogues n’étaient pas vraiment à la mode. A part ceux de M. Montessori, il était difficile d’indiquer des ouvrages trouvables dans le commerce. Heureusement, des directeurs de Sciences de l’Education comme Michel Soétard avec son ouvrage sur F. Fröbel et Guy Avanzini avec son ouvrage sur « Les quinze pédagogues » ont du jour au lendemain comblé ce manque. La petite collection « Pédagogues et Pédagogie » des PUF a aussi réhabilité les pédagogues. Il est vrai que, précédemment, la psychanalyse et la sociologie s’étaient imposées dans le champ de la petite enfance.  Les grands éducateurs propres à notre profession et à celle de l’éducation spécialisée, n’étaient plus connus.  Mais l’Histoire de l’éducation n’est pas un long fleuve tranquille et l’intérêt, pour ne pas dire l’engouement, pour certains disciplines ont leur raison.

Ce que je voulais souligner ici c’est que j’avais acquis lors de cette formation des références sûres qui m’ont servi tout au long de ma carrière.

 

Mes stages m’ont permis de m’identifier à certaines éducatrices qui travaillaient dans des conditions quelquefois héroïques, ne perdant pas l’essentiel des principes éducatifs malgré leurs conditions de travail difficiles. Très peu payées, travaillant dans des quartiers populaires, grâce à elles, les idées et les méthodes de Montessori, Decroly, étaient très présentes. Le respect de l’enfant, la place d’une discipline bien intégrée, des activités bien ciblées malgré peu de moyens, aussi des contacts avec les parents, étaient la base de leur approche de l’éducation. Par contre il n’y avait pas à ma connaissance cette dimension politique actuelle. Dans certains lieux le travail en équipe était presque inexistant !

 

Pendant ce temps, la directrice du centre de formation, Mère Louis Dominique, faisait de multiples démarches au Ministère des Affaires Sociales pour que notre diplôme soit reconnu. Elle nous tenait régulièrement au courant. Allions- nous enfin avoir un diplôme d’Etat ? Cela nous paraissait la condition essentielle pour être reconnues par les autres professions et les autres instances.

Quel chemin parcouru depuis ! Nous avons un diplôme d’Etat, les hommes sont entrés dans la profession, nous suivons trois ans de formation, nous avons la possibilité d’être directrices (eurs). Sommes-nous pour cela mieux à l’aise dans la profession ? Si la question se pose encore cela tient-il à notre diplôme ou à la population dont nous sommes responsables et même solidaires, et qui aura toujours à se faire reconnaitre ?

 

Peu après avoir quitté la formation, dans les années 60, j’ai suivi une formation complémentaire intitulée « J.E. de petits »qui nous préparait à entrer dans les crèches. En effet nous n’abordions pas dans notre formation initiale, l’enfant avant trois ans. C’est ainsi que j’ai fait un stage de plusieurs semaines en Belgique, dans une pouponnière.

C’est par la suite que les jardinières d’enfants se distingueront dans les services de pédiatrie. Déjà quelques unes pratiquaient avec des enfants handicapés. Ce fut mon cas. Ce n’était pas vraiment un choix, il n’y avait pas beaucoup de postes dans les jardins d’enfants. La profession était dans un creux de vague, avant que d’autres structures ne s’ouvrent vraiment.

 

 

Ma place dans une équipe ou le désir de partager

 

 

J’ai commencé par travaillerdans un Centre de rééducation motrice auprès d’enfants déficients moteur de tous les âges.

Le directeur m’avait recrutée car il savait que notre profession savait percevoir et approcher l’enfant dans sa globalité, avec ses besoins propres avant tout et non seulement comme ayant un handicap à gérer.

C’est ainsi que je me suis retrouvée la seule éducatrice dans un service d’ergothérapie, avec des rééducatrices qui ne comprenaient pas pourquoi j’étais là. Dans la mesure où certaines ont manifesté leur étonnement de façon directe, pour ne pas dire brutale, je me suis dis que je devais me faire accepter. Nous étions presque toutes de la même génération, avec des échanges possibles sur des intérêts communs et une réelle sympathie est née entre nous. C’est ainsi que peu à peu je me suis incrustée. Je ne connaissais rien au handicap. En même temps, je découvrais les enfants et le monde médical. Je découvrais l’intérêt de la rééducation mais aussi l’oubli des besoins les plus simples des enfants dans la façon de les soigner. Il fallait redresser malgré tout ! De plus, ils avaient à assumer une scolarité la plus près de la normale.

Par contre j’étais impressionnée par la vitalité de la plupart d’entr’eux, leur volonté était tout simplement édifiante.

 

J’ai en particulier travaillé avec une kinésithérapeute intéressée par une méthode de rééducation d’origine anglaise qui partait du développement psycho moteur de l’enfant valide. Nous avons travaillé ensemble sur « le développement psychomoteur, d’A. Gesell », à la recherche de repères pour les petits enfants handicapés.

 

Plus tard, je sentais que je devais dire à mes collègues ce qu’était un enfant. Evidemment elles croyaient le savoir. Mais je voulais leur parler de l’enfant comme on peut le connaitre au-delà de ce qu’il montre…alors j’ai donné quelques cours aux rééducateurs sur le développement psychomoteur. Ils n’étaient pas tous là évidemment ! Cela faisait trois ans que j’étais dans l’institution, ils me connaissaient, j’avais assuré ma crédibilité. De plus, la plupart étaient en recherche.

Quand j’y pense maintenant je ne présenterai plus l’enfant de cette façon. Les grilles de développement ont été dépassées, elles risquent d’y enfermer le regard que l’on a pour lui. Mais ce que j’avais à ce moment là comme connaissance pour le valoriser.

Arrivée dans un milieu hostile, car ma profession n’y était pas justifiée j’ai pu, au bout de quelque temps, partager mon intérêt pour une bonne connaissance de l’enfant et ainsi lui donner sa place. Il est vrai que j’étais soutenue par la direction.

Il s’était passé quelque chose d’important pour ce qui me concerne : j’avais découvert que je pouvais transmettre. Mais ça c’est une autre affaire.

Bernadette Moussy

 

Témoignage n°1


Madame, à la lecture de votre article "jardins d'enfants", j'avais comme objectif de recherche des éléments à une question que des professionnels de la petite enfance m'ont posé "comment l'EJE est elle passée de "Mme Activités" à "Mme la Directrice"?". J'ai alors réalisé à la lecture de votre historique du métier que l'EJE n'a jamais été réellement défini comme "Mme Activité". La jardinière d'enfants avait déjà des responsabilités dignes d'une directrice: ORGANISER l'environnement de l'enfant afin qu'il puisse s'épanouir et développer sa personnalité(...)

Ceci m'amène à penser que se préoccuper de la protection de la petite enfance est le pourquoi véritable de l'existence des lieux accueillant des tous - petits. D'où le caractère indispensable de la présence des EJE dans de tels lieux. La place des EJE me semble étroitement liée à celle laissée aux enfants en tant qu'être humain en devenir. Etre conscient et défendre ce point de vue me semblent les moyens efficaces pour maintenir nos places d'EJE. Remettre en question en permanence cette place (accordée et prise) évite de tomber dans l'illusion de la toute-puissance (nous ne sommes pas seuls). En fait, le décret d'août 2000 n'a que rendu légal notre fonction de responsable. Une incompréhension subsiste dans le fait que nous puissions diriger un établissement n'accueillant pas plus de 30 enfants. Au delà nos compétences seraient dépassées. Je me pose encore la question.

Merci de votre enrichissement à mes remises en question. 

 

Témoignage n°2 

 

"Nous savons que nous avons des métiers de grande humilité et ne savons pas toujours les traces que nous laissons dans la vie de ceux que nous croisons..c'est MAGIQUE!
Souvent, dans nos métiers liés à l'humain nous donnons beaucoup d'énergie, doutant souvent, remettant en questions nos pratiques...Tous ces gestes sont pour moi des gouttes d'eau dans la mer, mais quand bien même un seul enfant, un seul adulte aurait a puiser dans ce regard et cette écoute
offerts et c'est CADEAU!
J ai travaille 7 ans en crèche collective en Seine St Denis ; années difficiles mais oh combien FORMATRICES! Ayant eu un passé professionnel à l'aide Sociale à l'Enfance en qualité de secrétaire médico-sociale je me retrouvais éducatrice de jeunes enfants dans un milieu fermé, difficile sur le plan humain...choquée trop souvent par des attitudes d'adultes(qui a dit "adultes??")dans la toute puissance vis a vis de l enfant...
Ma dernière expérience dans une crèche collective nourrie par un vrai projet en référence a Emmi Pikler a redonné du sens a ce que je vivais alors professionnellement. Puis animée par le besoin de NATURE je partais m installer a F...
Je travaille au sein d une crèche familiale située à M... J'occupe un poste qui venait d'être créé et aujourd'hui de part mes fonctions d adjointe suis de plus en plus impliquée dans le travail auprès des adultes(assistantes maternelles et familles) gardant en charge un groupe d'enfants 2 matinées par semaines autour d'un projet sur la motricité libre.
Je suis passionnée par ce que je fais depuis 5 ans bientôt ; les assistantes maternelles de part leur diversité leurs richesses naturelles faites de beaucoup de bon sens m'ont beaucoup appris sur l art et la manière...de transmettre! car ce n est pas non plus un "public" facile mais a leur décharge elles souffrent d' un manque cruel de formation et c'est vrai que quelque part ce sont elles qui m' ont remise sur cette route qui se dessinait en moi a savoir comment transmettre, comment redonner ce que humblement je crois savoir...
J'ai animé en binôme avec la psychologue une formation sur la MOTRICITE LIBRE ET AUTONOME et cela a aussi confirmé que j'aimais faire cela. Je pense que la formation de formateur dispensée par le CNFPT n'est qu'une première marche et qu'il me faudra continuer... Voila très simplement
quelques éléments de mon parcours professionnel depuis mon passage à l'IRTS!"
 

 

  Témoignage n°3

 

Les bons souvenirs de Montrouge remontent souvent à la surface depuis mon entrée en licence, car le manque de proximité avec les professeurs et l'absence de connaissances du terrain qui leur fait grand défaut, me rappellent que l'IRTS était un Institut de valeur.

Pour la plupart (99%), les professeurs sont des sociologues et ne connaissent la pratique qu'à travers des entretiens, des analyses statistiques et les oeuvres de leurs auteurs favoris. Par exemple, la matière " ECOLE ET SOCIETE ", nous aurions pu penser en introduction à l'histoire de l'école et par la suite les pédagogies développées tout au long des sociétés anciennes jusqu'à aujourd'hui ? Et bien non, nous ne faisons que de l'histoire du système scolaire, les lois et leurs mise en application.

Pour la matière " INTRODUCTION AUX SCIENCES SOCIALES ", nous sommes des sociologues qui étudions les discours et travaux des sociologues: WEBER, BOURDIEU "ENFANCE ET DEVELOPPEMENT " nous sommes toujours dans la théorie mais là basée sur la psychologie, donc FREUD, KLEIN Nous avons également communication, mathématiques, stage en école,

expression écrite, recherche (avec production d'un mémoire de recherche), grammaire et technologies éducatives

Voilà, cela vous donne une petite idée de la TRES grande différence entre les enseignements à Montrouge et la licence de sciences de l'éducation.

Ils nous préparent à la maîtrise puis à un doctorat mais en aucun cas à la pratique professionnelle.

Mais pour mon cas, mon parcours et mes connaissances d'EJE sont un énorme

bagage.

Tant au niveau des enseignements, des acquisitions, de la méthodologie de l'analyse, qu'au niveau de la pratique professionnelle, je me sens mieux armée pour aller dans un établissement scolaire et devenir progressivement

un" bon" professeur.

Cette licence est très intéressante pour l'étude de notre société, ce qui en soit est très important pour mieux se situer dans une société en plein mouvement.

Mais en terme de pédagogie, il faudrait au moins avoir un cours à ce sujet !

L'ambiance est très bonne dans cette université, nous sommes tous solidaires, d'autant plus que nous sommes tous très souvent en petits groupes et que cela nous demande de nous regrouper et de travailler ensemble sur des sujets qui ne devaient pas au premier abord nous rassembler.

Toutefois, je suis plus souvent dans un groupe d'adultes. Elles sont soit en reconversion, soit après une pause professionnelles comme moi, se retrouvent au sein d'étudiants de 21 ans. Cela crée un grand écart d'intérêts .

Notre groupe à tendance à discuter autour d'un café de ce que pense chacun de la position de Durkheim par rapport à Weber,

Je me sens en plein épanouissement personnel dans ce projet car je sais ce que je souhaite et je sais aussi à quoi m'attendre sur le terrain. Je ne me sens pas perdue ni même en désaccord avec le& enseignements. Je sais que j'y

arriverai.

Je vous donnerai régulièrement des nouvelles si vous me le permettez et ainsi j'aurai le plaisir de vous lire en retour.

Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année et vraiment merci pour votre réponse.

Vous avez été et encore aujourd'hui pour moi une pierre de mon édifice personnel et professionnel et je pense que l'occasion qui m'est offerte de pouvoir vous le dire est encore une magnifique chance.

 

Second courrier, suite à la parution de l'ouvrage sur "Les enjeux du métier d'eje"

Suite à ma licence de sciences de l'éducation, le projet initial était d'intégrer un IUFM et de devenir professeur des écoles spécialisé. Malheureusement, je comptais parmi les chômeurs que l'état appelait "les recalculés" à l'époque et dès la fin de ma licence, les assedics ont mis un terme à mon financement de formation prématurément. C'est ainsi que je suis retournée sur le marché du travail. En désespoir de cause, j'ai dû me résigner à être éducatrice en crèche (ce qui pour moi était vraiment un
arrache cœur). La nécessité de gagner un salaire était certes plus forte que l'envie et la motivation mais le temps de m'adapter, j'ai pu me remettre en selle. C'est une crèche privée, comme il en existe aujourd'hui. Le projet me plaisais et le désir de mettre en évidence le rôle prépondérant de l'eje dans une structure naissante m'a attirée. C'est à force de persévérance que j'ai pu apprécier mon travail. La "combativité" m'a également donné l'occasion de devenir responsable de section puis après une année, je suis devenue coordinatrice des trois sections et responsable formation. Cela me permettait de me sentir éducatrice essentielle au bon fonctionnement du projet pédagogique que l'on m'avait chargée d'écrire. Mais à structure privée nous devrions rajouter "lucrative"! Le chiffre d'affaire était plus important que la qualité d'accueil, ce à quoi je n'adhérais pas. C'est pourquoi je me suis résignée à de nouveau travailler pour gagner ma vie et non plus prendre du plaisir à faire des projets, communiquer avec les familles et entreprendre des partenariats sur le long terme.

Aujourd'hui de nombreux projets foisonnent en moi comme ceux de monter une structure d'accueil qui fonctionnerait avec des méthodes fondées sur le respect de l'enfant, des parents, de l'environnement et de l'économie
sociale.
- Structure réalisée sur le mode HQE "haute qualité environnementale".
- Structure favorisant l'utilisation de matériaux écologiques pour le fonctionnement quotidien : noix de lavage, couches lavables, coton bio....
- Structure permettant aux parents de participer activement au bon déroulement du projet pédagogique. Celui-ci mettant en évidence le espect des rythmes de tous (mamans pouvant venir allaiter leur enfant à n'importe qu'elle heure de la journée, utilisation d'écharpe de portage, utilisation du lait maternel tiré par les mamans, création non pas de réunions d'information mais de véritable pôle d'échanges entre les parents et les équipes sur les activités ou sur les questionnements quant au développement ou la santé de l'enfant etc
- Structure travaillant en partenariat avec les écoles pour favoriser une adaptation en douceur pour les enfants entrant en première classe de maternelle.
- Structure accueillant les enfants porteurs de handicaps, quels qu'ils soient.
- Structure travaillant en partenariat avec les écoles de formations d'éducateurs de jeunes enfants et spécialisés pour favoriser la remise en question du personnel mais aussi permettre aux écoles non plus d'envoyer seulement des stagiaires mais de créer de véritables centres d'observations.
Le constat personnel aujourd'hui est que l'inadéquation entre la formation et le terrain demeure une épreuve pour tout nouveau diplômé. Elle crée un fossé entre les plus expérimentés motivés, les plus anciens démoralisés et les nouveaux, emplis d'espoirs de découvertes et vites découragés.
Il me semble que tout personnel travaillant auprès d'une population et exerçant une action auprès d'elle devrait avoir accès, non pas à une formation supplémentaire mais plutôt à des analyses de la pratique professionnelle en permanence et tout au long de sa carrière. Cette structure prendrait exemple sur les maisons de F. DOLTO et créerait une nouvelle plate-forme de médiation mais là, basée sur les pratiques sociales exercées et entre professionnels.
L'eje aujourd'hui doit s'adapter aux nouvelles pratiques, aux nouvelles structures de la famille et aux nouveaux cadres de compétences qu'on lui impose, c'est pourquoi il faut faire vite, enfin il me semble.
Tout ceci est peut-être utopique mais cela occupe bien mes rêves les plus fous et comme tout le monde, il m'arrive de croire que j'arriverai un jour à trouver les moyens humains et financiers d'approcher mon rêve.
En attendant, je prépare le concours de professeur des écoles spécialisé.
Voilà pour mes nouvelles.
Je suis heureuse d'apprendre que vous avez pu concrétiser votre projet
d'édition. Je vais le commander sur votre site.
Vous remerciant bien pour vos messages, je vous encourage à continuer à nous
faire partager votre expérience et votre sagesse.
 

 

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Par Moussy Bernadette - Publié dans : Accueil
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