Partager l'article ! Alain (Emile Chartier) 1868-1951: Biographie « Tout homme n’est pas Goethe, il ...
Si la pédagogie

Biographie
« Tout homme n’est pas Goethe, il est vrai, mais chacun est soi »
Propos sur le bonheur, "de la destinée" Chapitre XXIX
Né à Mortagne au Perche en 1868 et mort au Vésinet en 1951.
Agrégé de philosophie il est enseignant à Rouen, Paris au lycée Henry IV et au collège Sévigné où il enseigne aux
jeunes filles. Il se fait connaitre par ses « Propos » et en particulier : « Propos sur l’éducation » en 1932.
Sa pensée se caractérise par un humanisme cartésien. Il se méfie de toutes les tyrannies et défend la liberté de l’individu contre les séductions. Il va faire la guerre de 1914, refuse de devenir officier, et va en revenir avec des
convictions pacifistes.
Ses idées sur l'éducation
Champion de la remise en cause de certaines interprétations des dées "nouvelles", basées sur le désir, le plaisr, le jeu...
Ses idées.
Sa pensée se caractérise par un humanisme cartésien. Il se méfie de toutes les tyrannies et défend la liberté de l’individu contre les séductions. Il a des convictions pacifistes.
Il y a pour lui, la nécessité de l’ouverture de soi au monde. « Ne pas clore est le salut de l’esprit »
Réflexions issues de : « Propos sur l’éducation suivis de pédagogie enfantine »PUF 1986
L’objectif de l’éducation est de découvrir l’humanité en soi.
L’éducation est une aide à la réalisation de l’individu, c'est-à-dire l’expression de ce qui existe potentiellement en lui, la pratique du jugement libre et la fermeté du
comportement.
Il est contre la pédagogie attrayante, il ne s’agit pas de séduire l’élève, mais de s’adresser à sa volonté de grandir. La joie et la fierté viennent après l’effort. Attention à « instruire
en amusant »
Attention au maitre courtisan, à celui qui cherche à plaire
« Il n’est nullement question d’apprivoiser les petits d’hommes quand ce serait pour leur bien. Tout au contraire il faut mettre en leurs mains leur propre apprentissage, ce qui
signifie : fortifier en eux la volonté. » p. 8
L’enfant par lui-même aime l’effort. (D’autres pédagogues, comme Montessori le pensent aussi.)
Il ne désire rien de plus que de ne plus être enfant. Il vise au difficile. Il veut qu’on l’élève. Il ne faut pas craindre de lui déplaire.
Ne pas le flatter, ne pas tricher. Pas de complaisance, il a besoin d’être estimé et d’estimer. L’apprentissage est patience,
privations, attente, courage.
Il critique la psychologie. Il ne suffit pas de savoir, il faut élever avant tout. On connait l’enfant en l’instruisant. « C’est en le formant à chanter que je saurais s’il est
musicien »
Chaque enfant à sa propre nature, il s’agit de lui proposer une culture commune mais où il ne va pas se perdre. Une culture doit faire fleurir les différences au lieu de les uniformiser.
Sites
http://www.etudes-litteraires.com/philo/alain.php
alinalia.free.fr/