Partager l'article ! Frédéric Fröbel 1782-1852: Biographie Frédéric Fröbel naît à Thuringe, en Allemagne en 1782. Il perd sa mère très tôt, ...
Si la pédagogie
Biographie
Frédéric Fröbel naît à Thuringe, en Allemagne en 1782. Il perd sa mère très tôt, à quelques mois, il est élevé par sa belle-mère. Son père, pasteur, aime la nature et initie son fils au
jardinage. Mais Fröbel sera surtout élevé par un oncle: Hoffman qui saura lui faire confiance, alors que son père était rigide. Chez lui il va aller à l'école, mais ce sont surtout ses deux
frères vont s'occuper de lui.
Il est forestier durant deux ans et apprend la sylviculture, la géométrie et l'arpentage. La nature aura toujours de l'importance pour lui. Elle lui servira
de ressourcement dans les moments difficiles de sa vie. Il aime les mathématiques, ce que l'on retrouvera plus tard dans l'organisation de ses jeux.
1799: Il va à l'université d'Iéna pour étudier le droit et la philosophie. Il y sera incarcéré comme insolvable, retourne chez son père où il écrit beaucoup.
Il étudie la minéralogie, la physique, la chimie, est intéressé par l'architecture et les philosophes. Découvre J. Pestalozzi grâce au pédagogue Grüner.
1805: devient instituteur. Séjourne à Yverdon pendant 15 jours, il trouve l'enseignement de Pestalozzi trop morcelé. Découvre J.A. Coménius, un des premier pédagogue à avoir parlé des petits
enfants, grâce au philosophe Kraus..
1811: Va à Guttingen où il apprend le sanscrit l'hébreu et le grec. Il est intéressé par les phénomènes astrologiques.
1813-1814 : il fait la guerre contre Napoléon, revient ulcéré et retrouve la paix avec la nature. Il y a rencontré deux de ses futurs collaborateurs.
1816: travaille au musée minéralogique...
Réfléchit à une pédagogie liée à une philosophie où le matériel que les enfants manipulent a un sens. Il fait une étude sur les lettres à qui il va donner un sens et une valeur dans leur
prononciation.
1818: se marie avec une femme divorcée qui a une fille adoptive.
Fonde un institut d'éducation où il réalise les idées de Pestalozzi. Il n'y a que 13 élèves dont ses neveux. Ses collaborateurs, rencontrés à la guerre, sont Langethal et Middendorf. On y fait
beaucoup de sports, de nombreuses promenades à la campagne, on s'identifie aux chevaliers teutoniques, l'éducation est libre, on suscite l'activité de l'enfant, plutôt que de tenter de lui faire
accumuler des connaissances. On mène de front l'éducation physique intellectuelle et morale. La vie est pauvre. Son frère industriel vend tout et vient s'installer avec lui. En 1826 il a 56
élèves.
Mais on calomnie son école, il doit la fermer. Il va en Suisse, aidé par un ami il ouvre une école mais il est attaqué par le parti clérical.
Ecrit en1826: "L'éducation de l'homme" ouvrage à dimension philosophique dans lequel il présente entre autre, sa théorie du jeu.
Fonde une revue: "Les familles éducatrices",
1833: ouvre un institut à Willisau ; Les élèves ont du succès aux l'examens officiels. Il donne des cours à l'école normale
1834: on lui confie un orphelinat à Burgdorf en Suisse.
Il s'intéresse surtout aux petits. Il passe des heures à observer les bébés. Il pense qu'il faut régénérer l'humanité en commençant par la base. Observe de plus en plus les enfants, les regarde
jouer et conçoit peu à peu sa pédagogie
1836: fonde le premier kindergarten (ou jardin d'enfants) à Blankenburg.
Il crée son matériel, invente des jeux et des chants.
1840: donne le nom réel de "Jardin d'enfants" ; fonde un autre journal "Venez, vivons pour nos enfants".
1843: publie: " les chants de la mère", recueil de 7 chansons où il emprunte à "celles qui savent" et complète. Ce sont des jeux, des comptines, des récits, de la gymnastique, des berceuses que
la mère chante aux nouveaux nés. Il y a des chants de gymnastique pour développer le corps de l'enfant, lui donner de bonnes impressions, des chants pour l'ouvrir à son père et son entourage,
d'autres pour l'ouvrir à la nature, aux autres hommes et à Dieu.
Pour lui l'éducation est la science des mères ; Le J. E. n'est pas en concurrence avec la famille car l'enfant n'y passe que quelques heures.
1844: Publie " 100 chansons de la balle". Ce sont des chants qui accompagnent des jeux de balles, pour éveiller l'esprit de l'enfant.
La baronne de Marenholtz qui va le visiter avec le directeur de l'école normale de Berlin, va divulguer sa méthode en Europe et aux Etats Unis.
1844: décide de former des jardinières d'enfants,
travaille avec des adjointes qui rendent sa méthode rigide.
1848: fait des cours sur les jardins d’enfants, mais n'a pas de succès après les instituteurs.
1850 crée de nouveaux J. E. à Marienthal où on vient suivre ses leçons.
1851: il se remarie avec une de ses collaboratrices qui va continuer son oeuvre après sa mort.
Est accusé à tord de faire de l'athéisme et du socialisme car on le confond avec un de ses neveux qui porte le même nom. Il lui est interdit de continuer son oeuvre. On lève cette interdiction 8
ans après, mais il est déjà mort.
1852 meurt à Marienthal dans le duché de Saxe, après avoir été applaudi au congrès des instituteurs allemands.
Introduction à la méthode de Fröbel
Ses idées principales
Envisage un traité d’éducation pour toute la jeunesse mais comme nous l’avons vu il est attiré par la petite enfance.
L'homme doit manifester son union avec lui-même, en union avec une unité dont il fait partie. C'est le sens de "l'idée centrale" qui est une série d'activités que l'enfant fera à
partir d'un même objet. Ainsi il découvrira qu'il fait partie d'un ensemble cohérent.
"L'éducation doit diriger et conduire l'homme jusque la clarté sur lui-même et en lui-même, jusqu'à la paix avec la nature et jusqu'à l'unification avec Dieu; c'est pourquoi elle doit élever
l'homme jusqu'à la connaissance de soi-même et de l'homme jusqu'à la connaissance de Dieu et de la nature et jusqu’à la vie pure et sainte conditionnée par cette connaissance.» Voir "le
traité du sphérique" dans G. Compayré
La loi éternelle s’exprime dans la nature et dans l’esprit, ce qui unit l’un à l’autre est la vie. L’unité qui régit le tout est le divin. Le divin qui est dans chacun de l’homme.
L'enfant est le principal agent de son développement. La manifestation de sa force et son bien-être vont ensembles. Il se développe par son activité propre où il emploie librement sa puissance,
il pense et agit de lui-même, en toute autonomie.
Sa méthode ne sera pas toujours interprétée en fonction de cette activité libre, en effet reprise dans les salles d'asile elle y sera mécanisée.
L'enfant aime faire le bien.
Sur l'éducatrice
que l'idéal intellectuel lui serve de guide. La jardinière règne par l’affection et son exemple. Le choix de la forme d'éducation lui est laissé, mais qu'elle choisisse en fonction de chaque individu !
L'éducation doit amener l'homme à bien se connaître, l'enfant acquiert la conscience de son être par le développement complet de chaque degré successif qui ne repose que sur le
développement des degrés précédents.
Donc dans son matériel il y a une graduation de stimulants. L'enfant doit exercer ses sens.
Une question se pose: qui va décider de ce cheminement ? L'enfant ou l'adulte?
L'ordre et la liberté sont deux éléments essentiels dans l’éducation.
Sa méthode éducative
Quels moyens propose t-il ?
Le jeu
L'enfant y manifeste le plus profond de son être ! Il y exerce ses sens et les premiers éléments de sa pensée ainsi que sa force physique et intellectuelle. Il montre ainsi une activité,
extérieure au monde qui vit en lui et il acquiert une connaissance du monde extérieur et de ses phénomènes.
C'est par le jeu que l'enfant fait des apprentissages.
Comme il s'exprime sans contraintes de l'adulte, il se révèle tel qu'il est et permet qu'on le connaisse véritablement.
Au J. E. on fait aussi la mise en scène de quelque évènement de la vie de tous les jours, on imite. Chaque jeu est accompagné d'un chant de même que la gymnastique.
Les jardinets
On retrouve là l’importance de la nature. L’enfant l'observe et cherche l'union avec elle. C'est pourquoi F. Fröbel demande qu'il y ait un jardin pour chaque enfant. Chacun y est chez soi, le
bonheur de posséder amène l’enfant à respecter le bien d'autrui. On apprend à travailler, on sème et récolte, on apprend la vie sociale. Si un enfant tombe malade on entretien son jardin. Il y a
le jardin communautaire et les jardinets particuliers. Les enfants disposent comme ils le veulent de ce qu'ils récoltent.
En ville comme il n’y a pas de terre, on cultive dans des pots.
" L'homme, comme un simple produit de la nature n'hésite pas à réclamer ce qui lui est vraiment bon, il l'exige surtout sous la forme qui convient le mieux à ses aptitudes ou à ses forces".
L'enfant développe ainsi ses facultés individuelles avec un aboutissement communautaire.
Les causeries, les poésies, le chant
Il propose que l’on raconte Perrault, Grimm, les fables de Lafontaine.
« Dans les contes ce ne sont pas les évènements qui captivent l'imagination de l'enfant c'est la vie qui s'y révèle à lui comme terme de comparaison avec son esprit et sa vie propreLe désir le
plus profond des enfants est de posséder la vie intérieure."
Les histoires sont sans mauvais exemples, elles peuvent se rapporter à un évènement du jour, à la vie actuelle de l'enfant ou tiré des circonstances scolaires.
L'idée centrale
Ce sont diverses activités orientées vers le même objet ou à partir de lui. C'est sa découverte, graduellement, dans toutes ses parties. Ce sont ses différents aspects. Le même thème se répète
dans sa diversité.
Chaque notion nouvelle apporte peu de choses mais sûrement.
A partir d'une idée familière on cherche à faire saisir à l'enfant :
-la causalité des choses,
-leur origine,
-leur devenir,
-leur sens,
Il y a une succession logique.
Cela s'introduit dans un processus que l'enfant domine peu à peu car c'est lui qui le mène avec l'enseignant.
Il faut associer le nouveau à l'ancien de façon naturelle.
Quels sont les sujets?
Ils sont issus de la vie, la nature, les saisons, les oiseaux, les fleurs, les insectes..., mais aussi le sens du bien, l'amour du prochain, de ses parents, de Dieu. De tout cela les enfants
tirent de l'enseignement. Il est évidemment indispensable que le sujet intéresse la maîtresse.
Comment se déroule l'exercice de l'idée centrale?
Une causerie qui par exemple peut suivre un évènement
On s'en sert pour échanger des impressions, préciser des mots, faire des projets. On donne des explications avec des images
On illustre ce dont on a parlé avec des poésies, des chansons, des jeux de mime, du dessin libre.
On termine le travail sur l'unité centrale par une création finale où tous apportent leur collaboration. Cela lui permet de s'identifier, d'enrichir ses sentiments, d'apprendre
la vie morale et sociale, découvre le travail humain, se projette, se prépare à la vie.
L'enfant élargit ses champs de connaissance, prend possession de l'univers pour le dominer. Il s'introduit dans l'ordre de la Nature sans s'en rendre compte par le processus de cause à effet, de
classification, de similitude, de ressemblance, de différence. C'est une mise en ordre, la découverte d’une cohérence.
Développe son attention sans difficultés, il attend autre chose. On retrouvera ce processus d'une expérience qui en provoque une autre dans le travail de J. Dewey.
Pour Fröbel l'enfant apprend le sens des généralités, de l'abstraction. Ceci aide à l'intégration et à l'assimilation. Il s'introduit ainsi dans le temps et l'espace. Il se concentre sur son
travail et c'est la base de tout progrès. Il fait ainsi oeuvre de création car il est à l'image de Dieu. Alors le travail est joie.
Cette démarche sera reprise par O. Decroly avec ses " centres d’intérêts "
L'enseignement pré scolaire au jardin d'enfant
L'écriture, la lecture, le calcul ne doivent entrer au J. E. qu'avec un air familier: l'écriture est un dessin, la lecture donne un nom. On en profite pour avoir quelques notions de calcul: peu,
beaucoup, on fait faire un peu de géométrie avec le rond, le carré
Il conçoit ce qu'il va appeler des "dons" que l’adulte donne à l’enfant et qui sont des jeux que l'enfant va manipuler. Il organise la manipulation de son matériel en fonction de deux
progressions : l'une est analytique et l'autre est synthétique. L'enfant doit combiner et réunir en un tout, diverses parties du matériel ou effectuer la transformation de la matière. On va
appeler cela les "suites". On ne démolit pas ses jeux, on part de ce qu'ils sont pour en créer d'autres, avec organisation. On retrouve là la recherche de cohérence chère à Fröbel. Voici comment
il les présente: "L'enfant ne peut se saisir que dans la perception des formes les plus simples du monde extérieur présenté de façon concrète. Les images, les symboles éveilleront dans l'enfant
les germes des facultés correspondantes. C'est à nous de les fabriquer car la nature ne les donne pas."
Ainsi l'enfant entouré du chaos réorganise sa pensée par l'intermédiaire d'un matériel et une méthode appropriée.
Il acquiert un esprit de suite et de persévérance.
La gymnastique de la main
-Le premier don: la balle
Il y en a six, elles ont entre 5 à 5,5 cm de diamètre, en laine écrue, recouvertes chacune d'un tricotage de laine différente, avec les couleurs primitives: rouge, jaune, bleu et les couleurs
secondaires : violet, vert, orange.
La balle est libre, soit attachée à un fil, soit tenue à la main, soit attachée à un chevalet.
Elle a une signification symbolique, de l'unité et de la diversité dans l'unité et réciproquement, c'est le général et le particulier, l'universel et l'individu, la perfection et
l'imperfection.[2]
C’est le point de départ de toutes les formes.
Elle se manipule avec une chanson et des sauts. C'est l'éternel jouet favori de l'enfant qui peut être enfermé dans la main, élastique elle ne blesse pas, mobile elle donne du mouvement, c’est
l'objet le plus simple que l'enfant perçoit. Le mouvement est déterminé ou libre, dans son berceau l'enfant la suit des yeux. Il regarde, lance attrape. La mère chante "tic tac" en faisant le
mouvement de la pendule, ensuite on la fait tourner autour de quelque chose, "en deçà, en delà", devant, derrière. En rapport avec l'enfant lui-même: "tout près, loin " la balle s'en vient et va.
Elle est au repos ou s'en va, on frappe trois coups à la même place, on la laisse retomber de différentes hauteurs. On personnifie la balle, par exemple : "elle doit se reposer", elle peut aussi
personnifier des animaux ou des choses.
Avec une boite: dessus, à coté, en rapport avec un autre objet, elle roule sur la table, revient, contre la boite, elle tombe... L'enfant la ramasse, il assume les conséquences de son action,
elle est imprévisible et l'enfant doit s'y adapter. On fait des mouvements circulaires, autour d'une baguette, sur elle-même, autour d'un centre, on la lance, on la tire sur une surface pour l'en
faire tomber, on la suspend dans un boite pour en faire une cloche. Elle disparaît de la main de l'enfant. Où est-elle? la voila! On échange avec l'enfant, prends là! tiens là!
La balle prend la place dans sa main.
On ne sait pas ou elle va aller, elle représente l'indépendance de l'enfant, c'est la balle en liberté. c'est aussi la vie!
Ces exercices se répètent aussi longtemps qu'il font plaisir à l'enfant. Les répétitions rendent les impressions plus durables, élargissent le champ des expériences, rendent les perceptions plus
claires, plus précises
-Le deuxième don: les trois volumes
-C’est une boite en bois contenant: la sphère, le cube, (5 cm de base) le cylindre. Ce sont les symboles de la thèse, l'antithèse, c'est la loi des contraires, de la diversité. On la présente à
l'enfant vers 9-12 mois, après les premiers jeux de la balle. L'enfant fait la comparaison de la boule avec la balle par rapport à la masse, la dureté, elle fait du bruit, ce sont de nouveaux
plaisirs, comparée avec le balle en laine. Comparaison aussi avec le avec le cube, dont la forme et les possibilités sont opposées. C'est le mouvement, contre le repos; le divers contre l'unité.
A partir de là le cube servira de base à tout le développement des exercices froebéliens.
En 1843 Fröbel introduit une idée de conciliation des contraires: le cylindre qui rappelle à la fois la boule et le cube. Nourrit des idées de Hegel poursuivant la réconciliation des contraires
pour parvenir à l'unité et à l'harmonie. C'est la thèse, l'antithèse et la synthèse.
-Le troisième don

Notion de division et de reconstruction. L'enfant doit combiner et réunir dans un tout les diverses parties du matériel. Il apprend à effectuer la transformation de la matière.
-C'est une série de boites contenant des cubes de 3 cm ou même 2,5; qui se subdivisent en 8 cubes égaux. Division d'un volume en volumes identiques, juste la dimension est modifiée.
L'enfant fait une démarche d'analyse, il exprime son besoin de connaître, ensuite il transforme.
On retourne la boite sur le couvercle; le cube se retrouve entier sur le couvercle quand l'enfant a pris connaissance du matériel on le laisse agir. La mère n'intervient que lorsque son concours
est demandé. La seule règle est de ne pas démolir. Quand il a fini de manipuler les cubes l'enfant range son jeu dans sa boite.
L'enfant pourra imiter la forme d'une chaise, un banc pour s'asseoir... pour sa maman afin de mettre ses objets en relation. C'est à ce moment que sont introduits les objets usuels avec lesquels
l'enfant construit et commente.
Le cube se transforme et se reconstruit. De chaque nouvelle figure naît de légères modifications de la précédente. Il faut que les 8 cubes soient employés et aient une place essentielle. Il n'y a
rien d'inutile qui n'ait son but ou sa raison d'être.
Les formes artistiques:
l'enfant trouvera des compositions artistiques auxquelles nous n'avons pas songé, qui n'ont pas de représentations usuelles.
-Quatrième don
-Le cube est divisé en 8 briques égales (3 cm de large et 6 cm de long, épaisses d'un demi cm) qui aussi se partagent en deux dans le sens de la longueur
-Cinquième don
Le cube est partagé en 27 formes dont certain par une ligne oblique soit 21 entiers et 3 cubes divisés par une diagonale c'est un prisme ce qui donne des cubes et des prisme de 2 tailles.
-Sixième don
Le cube est divisé en 27 briques:18 entières, 6 en 2 carré; 3 en 2 colonnes.
L’enfant fait des compositions et des décompositions, des comparaisons. Soit partir de l'arête pour faire des surfaces et ensuite des volumes ou le contraire du volume vers la surface vers la
ligne pour faire des constructions
Fröbel demande qu'on ne permette pas de faire des destructions mais faire dériver une forme vers une autre forme intérieure en ne modifiant que quelques places.
L’enfant provoque ainsi des formes innombrables, modifie les rapports entre elles.
Ensuite, on passe des volumes aux surfaces,
Deuxième stade vers l'abstraction
-Ce sont des petites plaquettes de bois ou mosaïque, pour faire de nombreuses combinaisons, avec des bouts de bois ou des cartons coloriés. Les formes sont le carré, le rectangle, le triangle, de
différentes formes: équilatéral, obtus, isocèles.
-Avec du papier on apprend le pliage qui nécessite un procédé où la suite est importante.
-le tissage, avec des carrés de papiers découpés.
-le découpage avec lequel on continue la décomposition.
... Aux lignes,
-Ce sont 12 bâtonnets, à quoi on rajoute des anneaux et des demi cercles.
-Des lattes de bois de 25 cm de long
-Le fil
C'est la dernière phase de l'étude des volumes.
Dernière étape
les points
-les perles, à enfiler d'après la couleur, cailloux coquilles
Ensuite c'est la série synthétique ou la reconstruction

-le piquage, (dont la forme peut être en rapport avec l'idée centrale).
Les lignes:
-la couture.
-Le dessin; au retour d'une promenade, après une leçon, à la suite d'un récit. C'est un langage avant la règle et aussi la possibilité de mieux connaître l'enfant.
-Tissage, entrelacement, ouvrage en paille tressée
Les surfaces:
Le collage où on confectionne des objets: paniers...
Ouvrage en pois secs ramollis dans lesquels on fixe des brins de paille et des volumes géométriques.
Cartonnage.
-le modelage, avec du sable, de la terre; de la pâte à modeler. On peut y faire la reconstitution des "dons"
-la poupée, les chiffons, les coquilles de noix; les bouchons, les bobines...
Voici pour l'essentiel du
matériel. Fernand Nathan a été en Allemagne et en a rapporté les idées dont certaines sont encore des piliers du matériel éducatif!
Cette organisation est-elle rigide? oui, si on l'interprète comme telle, mais Fröbel a voulu surtout donner des instructions laissant aux adultes le soin d'inventer d'autres exercices. "Mon
matériel est efficace à cause de la façon dont on s'en sert" a t-il dit.
Ceci dit alors qu'il est près de la nature, il va faire un matériel factice et géométrique où il balance entre l'imaginaire et le concret. Est ce contradictoire ou complémentaire?
Bibliographie
De Fröbel F.
- “Manuel pratique des jardins d’enfants de Fr. Fröbel à l’usage des institutrices et des mères de famille, composé sur les documents allemands par F. Jacobs”, introduction de la baronne de
Marenholtz, Bruxelles, F. Claessen, Paris Hachette, 1859.
-"Mutter und Koselieder” paru en 1843, traduit en français par la baronne de Crombugghe sous le titre: “Vivons pour nos enfants, les causeries de la mère”, Hachette, 1862
- "L’éducation de l'homme", Bruxelles, F. Claessen , 1861, traduit en français par la Baronne de Crombrugghe.-
-“ Les chants de la mère ou les causeries de la mère ”, traduit par la baronne de Crombrugghe, Hachette, 1883.
-"Manuel pratique des jardins d'enfants"
Sur F. Fröbel
- Compayré G. , “ Fröbel ”
- Guillaume A., "Frédéric Fröbel", Dictionnaire de Ferdinand Buisson , Pages 1117-1131, 1911.
- Houssaye J.; sous la direction de "Quinze pédagogues, leur influence aujourd'hui" Armand Colin; 1994 pages: 51 à 69
- Michelet J. , “ L’évangile de Fröbel ”, extrait de “ nos fils ”, 1912, F. Nathan
- Michelet A. , “ les dons de Fröbel à l’enfance ”, “ Les outils de l’enfance ” tome 1. chapitre 5, p.145-191.
- Soetard M., " Fröbel Pédagogie et vie" ed. Armand Colin, 1990, 176 pages.
La plupart des ouvrages étant épuisés nous vous recommandons de chercher sur le site à "livres anciens ou d'occasion".
Sur la méthode de F. Fröbel
- Brès J. H. ,"les jardins d’enfants", Dictionnaire de Ferdinand Buisson, 1910
- Compayré (G.) "Fröbel et les jardins d'enfants" Gallimard, coll. Archives, Paris, Delaplane, sans date, (probablement 1910)
- Delon Ch., “Rapport détaillé de mission à l’étranger pour étudier la méthode Fröbel” in Manuel de l’Instruction Primaire 4 mai 1872, p. 245-261.
- Delon Ch. ,Méthodes intuitives. Exercices et travaux pour les enfants d’après la méthode, les procédés de Pestalozzi et Fröbel. Paris, Hachette, 1873
- Destrée Vander Molen E. "Notes d'inspection", Bruxelles, Lebégue, 1912.
- Fanta Mlle "L'éducation joyeuse au Jardin d'enfants et dans la famille", Paris, Hachette, 1913
- Fanta et Allégret "Les Jardins d'enfants et la pré éducation" Paris, Hachette (sans date)
- Fournier L. “Méthode Fröbel: les jardins d’enfants. Jeux et occupations à l’usage des mères
- Girard J. "L'éducation de la petite enfance", Paris, A. Colin, 1908.
- Garçin F.: "L'éducation des petits enfants par la méthode Fröbel", 1911
- Gal, "Fröbel et les jardins d’enfants" collection grand éducateurs
- Goldammer H. , "Méthode Fröbel, le jardin d’enfants", introduction de la baronne de Marenholtz-Bulow, Paris Bruxelles, 1877.
- Goldammer H. "Méthode Fröbel, le J. E. les dons du J .E. " traduction L. Fournier;
- Jacob J. F., “ manuel pratique des jardins d’enfants de Frédéric Fröbel ”, Introduction par la baronne de Marenholtz, 1859, 1860, Fishbacher éditeur,1880, Bruxelles Paris.
- Klein F., “ Mon filleul au Jardin d’enfants, comment il s’instruit ” deux tomes , Paris, A .Colin, 1912, 1924 et 1931,
- Marenholtz-Bulow von B.," Les jardins d'enfants de Frédéric Froebel, nouvelle méthode d'instruction et d'éducation”. Paris, G. Gratiot, 1855
- Marenholtz Baronne de “ méthode Fröbel ”, in “ L’ami de l’enfance ”, tome p.261-278 ; tome 2 p.1-41-64, 1855.
- Masson O. , “ L’école Fröbel- histoire d’un J. E. ”1880
-Michelet J.,"L'évangile de FROBEL", extrait de "Nos fils", publication de l'Union frœbélienne de France, Nathan, 1912.
- Société Froebel Association pour la propagation des meilleures méthodes d’enseignement dans les écoles et les salles d’asile. Assemblée Générale du 9 février 1879. Paris. Chaix et Cie. 1879
famille, des salles d’asile et des écoles primaires.”Paris, Sandoz et Fischbacher. (date?)
- l’Education enfantine “ Les études Fröbeliennes ”, série d’articles 1911-1912.
Sites
http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=2771
Matériel Fröbel
http://www.flickr.com/photos/arquepoetica/tags/frederickfroebel/
Voici pour l'essentiel du matériel....