Partager l'article ! Introduction au jeu de l'enfant: "Un enfant qui joue n'est pas puéril" Johann Huzinga "Homo ludens" Le jeu est une activité t ...
Si la pédagogie
"Un enfant qui joue n'est pas puéril"
Johann Huzinga
"Homo ludens"
Le jeu est une activité très importante dans la vie. Il donne
l'occasion d'entrer en compétition, permet de s'imaginer être un autre personnage. Il donne donc l'occasion de se dépasser et de sortir de la vie ordinaire. Il fait, non seulement passer de bons
moments de détente, mais développe les facultés mentales et physiques et provoque des rapports avec les autres. Pendant le jeu les préoccupations habituelles sont oubliées.
Il ne s'impose pas.
Dans tous les pays et à toutes les époques le jeu a existé, il est nécessaire comme le rêve et comme l'art.
Pour l'enfant il est tout particulièrement vital. Un enfant qui ne joue pas est souvent un enfant malade.
Il est nécessaire au bon développement de tous et surtout de ceux qui ont des difficultés.
A chaque période de son développement l'enfant a des jeux particuliers et ceux-ci ont des effets différents.
Avant l'âge de deux ans
Le bébé manipule ses pieds et ses mains et aussi ce qu'on peut lui donner : un morceau de chiffon, une petite boite ou autre petit jouet. Il lance, on lui rend, il recommence et ainsi il apprend
que ce qui a disparu peut revenir et il s’en amuse.
Il découvre ainsi les différentes parties de son corps, ce qu'il peut faire avec et l'influence qu'il peut avoir sur les objets et sur les personnes. Il découvre que lorsqu'il s'ennuie, il peut
jouer, et apprend ainsi à s'occuper sans avoir toujours besoin de quelqu'un.
Quand il sait marcher, il aime pousser une chaise, faire du bruit, transporter des gros objets. Quand ses mains sont devenues plus adroites il manipule des cubes, les faits
tomber, tape, lance. Ainsi il découvre ses propres possibilités motrices et intellectuelles.
C’est le fonctionnel qui est le plus important : la manipulation, des déplacements et des mouvements divers par rapport à un objet, un meuble ou seul.
Il fait alors des découvertes sur le plan topologique : dessus, dessous, plein, vide, disparition-apparition.
Lors des constructions il fait des combinaisons, des mises en rapport.
Ce qui le prépare pour plus tard à l’apprentissage de la lecture, aux mathématiques, à la géométrie
Il fait aussi l’apprentissage de l’incertitude, de l’interrogation.

On peut jouer aussi avec lui aux "jeux de nourrice", c'est à dire ces petites histoires pendant lesquels on le chatouille, on le fait sauter sur les genoux, on lui nomme les
doigts de la main ou différentes parties de la figure, où on le balance... Il apprend ainsi à gérer son émotion.
Après deux ans, il va commencer peu à peu à faire semblant, il va imiter la voiture, le chien... dans un premier temps ce sera surtout ce qui fait du bruit. Plus tard ce seront
les personnes: la maman en train de faire la cuisine ou les autres adultes qui s'occupent de lui. Il va jouer à la poupée ou imiter son papa. Il va "faire le grand". On peut le voir quelquefois
disputer sa poupée. C'est le jeu symbolique.
La poupée peut être un bout de chiffon, ou fabriquée avec un morceau de bois, le principal pour l'enfant est l'importance qu'elle a pour lui. Pareil pour les autres jouets.
A partir de 7 ans
...commencent les rondes, jeux de cache cache, avec des ficelles, les jeux où l'on doit compter, les devinettes. L'enfant s'amuse à se faire des paris. C'est l'époque où des groupes d'enfants
vont faire des cabanes dans les bois. C'est aussi tout ces jeux organisés à quoi les enfants jouent en cour de récréation.
Il apprend à vivre avec les autres et à accepter une discipline.

A partir de 12 ans
vont commencer les jeux de compétition qui ressemblent à ceux des adultes, les règles se compliquent. L'enfant commence à participer à des jeux de société comme les cartes et dehors, va s'initier
à des jeux de ballon et autres plus compliqués.
Conclusions
Comme on peut le voir le jeu n'est pas seulement une détente salutaire pour l'enfant. C'est aussi une activité essentielle qui va lui permettre de se développer du point de vue physique,
intellectuel et affectif et lui apprendre à vivre avec les autres.
Que faire?
Laisser l'enfant jouer car habituellement les enfants jouent spontanément, l'encourager quand on voit qu'il en a besoin. Créer les choix possibles en se souvenant que c’est à l’enfant de
s’orienter vers ce qui correspond à ce qu’il veut !
LAISSON LE JOUER AVEC LA BOITE !
Regardons un enfant jouer :
Supportons-nous la continuité u son apparente discontinuité du jeu des tous petits ? que peut-il être en train de construire alors ?
Qu’observons nous ?:
y a-t-il une cohérence ou pas ? Un ordre ? Des répétitions ? Des tâtonnements ? Des confirmations,
Choisit-il toujours le même jeu ? Peut-être que cela répond pour lui à sa recherche du moment ?
Nous voyons qu’il ne cherche pas la réussite telle que nous l’entendons.
Avons-nous pensé à donner des jouets ou des objets qui ont une histoire pour lui ?.