Johann Pestalozzi 1746-1827

 

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"Eduquer n’est pas combattre la vie, c’est la délivrer,

c'est la mettre au jour jusque la moindre parcelle du divin qui est en nous"



Les premières années de sa vie

Il naît à Zurich en 1746. D'origine italienne il est citoyen suisse. Son père est médecin chirurgien, son grand-père pasteur. Il accompagnera ce dernier dans ses tournées au cours desquelles il sera impressionné par la misère du peuple. Orphelin de père à 5 ans il sera gardé par sa mère et une servante de famille. "Enfant de femme et de mère "dira t-il. Il a un caractère plutôt introverti et une grande sensibilité. Négligeant de sa personne, original, rêveur...il se destine à être ecclésiastique mais pas longtemps.
Etudie à Zurich le droit et la théologie.
Apprentissage agricole.
Il deviendra "patriote", sorte de société secrète, ce qui l'amènera à faire un peu de prison.
Il connaîtra le milieu des Frères Moraves.
Il croit l'éducation des tout petits ainsi que celle des mères.
Il pense que l'agriculture peut sauver le peuple, mais il croit aussi au développement industriel.
En 1769 il a 23 ans, se marie avec Anna Schulthess. Ils ont un fils.
Après avoir acheté une ferme,

, il va créer une maison pour enfants pauvres à Neuhof, après avoir fait une souscription, il reçoit une aide financière de ses amis.

On y fait du filage, du tissage et en même temps l'apprentissage scolaire. Il désire que les élèves vivent de leurs travaux. Il gère tout, écoule à la ville les produits finis. A cette époque existait déjà la démarche qui consistait à faire des apprentissages par le travail. Mais dans la réalité la dimension éducative était plutôt laissée de coté.
A des difficultés de gestion et aussi avec les fermiers qui voient un concurrent et les parents qui désirent récupérer leurs enfants parce qu'ils rapportent de l’argent grâce à leur compétence. Il doit fermer et vendre des terres en 1773.


Entre 1780 et 1787 Pestalozzi publie: "Les veillées d'un solitaire" et "Léonard et Gertrude", en trois parties, c'est l'histoire d'un ménage qui élève ses enfants à la campagne, où ils sont confrontés à la réalité de la vie campagnarde de cette époque. Pestalozzi y expose surtout ses idées sociales et éducatives. Ses livres ont un très grand succès, ils sont traduits en plusieurs langues.

1783 il s'affilie aux "illuminés" là aussi, sorte de société secrète.

Ses références

Il sera impressionné par les idées de J. J. Rousseau. Il sera disciple de Basedow qui est lui-même impressionné par les idées de Comenius et celles de J. J. Rousseau. On retrouve ici les races du piétisme.

En 1793 il rencontre le philosophe Fichte (1762-1814) avec qui il se pose des questions sur la révolution française. Ce philosophe reprendra ce que Pestalozzi a écrit dans "figures pour mon abécédaire, ou principes fondamentaux de ma pensée" en 1797, mais en déviant sa pensée car il veut séparer l'enfant de sa mère et Pestalozzi, ne le veut pas.

En 1794: élaboration de "Mes recherches" sur la marche de la nature dans le développement du genre humain. Ce livre n'est compris par personne, ni par les révolutionnaires, ni par l'état en place.

En 1798 il est nommé "membre d'honneur de la révolution française".
Visite Herbart (philosophe).

Crée un orphelinat à Stans. La plupart des parents des enfants sont morts par la guerre faite par la France. Il y accueille 80 garçons. Il y alterne apprentissage scolaire et manuel. Jean Luc Legrand, industriel qui donnait beaucoup d’importance à l’éducation, a créé l’institut de Stans avec lui.
http://www.meirieu.com/Pestalozzi.htm : lien très important, qui nous amène à la fameuse "lettre de Stans" où Pestalozzi raconte son chemin pour "apprivoiser" les enfants accueillis. On y découvre l'essentiel de sa pédagogie: l'éducation globale mais aussi l'importance de l'éducation morale avant tout.

En 1799 les armées de Bonaparte réquisitionnent l'Institut. Il va à Berthoud (canton de Berne) où il est instituteur, mais il n'y est pas compris, car il veut suivre le rythme des enfants.
En 1800 il travaille avec un autre instituteur qui s'appelle Krusï et qui va arriver avec 100 enfants :
Ouvre un institut pour la formation des maîtres.
« La société des amis de l'éducation" est créée pour le soutenir.
Il met au point sa pratique de l'écriture, de la lecture et du calcul.
En 1801 il publie" Comment Gertrude instruit ses enfants" où il écrit 14 lettres à son éditeur, mettant au point sa méthode et où il exprime le cheminement qu'il a eut pour la créer.
En 1802 va en France comme délégué de Zurich pour élaborer sous la direction de Bonaparte une nouvelle constitution pour la Suisse. Il y récuse les révolutionnaires "fariboles". Bonaparte s'intéresse à sa méthode. Talleyrand déclare que "c'est trop bon pour le peuple", mais Maine de Biran (Philosophe français qui s'inspire de Condillac, a écrit sur la volonté) ouvrira une école à coté de Bordeaux.

En 1803 publie « Le livre des mères ». Pour lui la place de la mère est essentielle dans l'évolution de l'enfant (voir: la 13° lettre) [1]Il  lui propose des exercices sensoriels à faire avec son petit. Mais la relation avec le père est aussi très importante.

Yverdon, lieu de sa réalisation essentielle.yverdon_small.jpeg



En 1804 il va à Yverdon, près de la frontière française, à la demande des autorités de la région. Sa réputation d'homme politique et de pédagogue y est pour quelque chose. Il va y rester jusqu'à 1825. Il y  gère cet internat pendant 20 ans. Il a un grand succès. Il y a 150 élèves et 20 maîtres. Il y a de nombreuses visites de l'étranger. La Prusse envoie des stagiaires. Le tzar Alexandre 1er le soutient. F. Fröbel y passe 3 ans. Mais il a de nombreux problèmes avec ses collaborateurs.
En 1806 il va ouvrir un institut pour jeunes filles afin de former des institutrices et de futures bonnes mères.
Il tente d'ouvrir une école pour enfants sourds. Ce sera la première école en Suisse.
En 1813 les troupes napoléoniennes repassent à Yverdon mais le tzar et le roi de Prusse interviennent pour sauver l'institution.
En 1815 sa femme meurt, ses collaborateurs lui font des ennuis.
En 1818  il va tenter d'ouvrir une école pour enfants pauvres, filles et garçons. Il formera aussi des instituteurs et institutrices pour la campagne, mais le manque d'argent l'empêchera de donner suite.
En 1825 c’est la dissolution de l'institut.
Il se retire à Neuhof où il avait commencé.
Cherche à 72 ans à créer une école d'instituteurs.
Connaît Oberlin.

En 1826 : publie "Le chant du cygne"
Meurt en 1827 à l'âge de 81 ans à Brugg.

Toute sa vie n’a été qu’une vérification de ses théories.


Fond historique de la Suisse du temps de Pestalozzi


La Confédération Helvétique compte treize cantons. Elle est dirigée par la Diète Helvétique où l'on débat des préoccupations communes. Les nobles ont la puissance et les terres. Les bourgeois sont très riches et le peuple est très pauvre. Il y a beaucoup d'enfants abandonnés. Les Genevois se révoltent plusieurs fois.
Economiquement: travail de la soie introduit par les protestants, ainsi que la laine et le coton. Horlogerie. Beaucoup de paysans font de l'artisanat industriel : filage, tissage. Ce qui demande un peu plus d'instruction.
Il y a peu d’écoles primaires, les enfants pauvres ne vont pas à l’école. On y investit plus sur la mémoire que sur la réflexion. C’est le temple et le pasteur qui organisent l’enseignement.
Le Club helvétique est intéressé par la révolution française. Le patriarcat urbain s'enrichit.
1792: la France occupe l'évêché de Bâle.
Napoléon va envahir la Suisse à plusieurs reprises.
1798 les villes vaudoises proclament leur indépendance. L'armée française entre à Bern

pestalozzi
Ses idées principales

Ss préoccupations sont basées sur comment tirer le peuple des campagnes de la misère?

Malgré son intérêt premier pour la révolution française que le fera membre d'honneur il en tire des conclusions négatives. L’homme est égoïste. Le pouvoir du peuple n’est pas mieux que le pouvoir monarchique. La recherche du despotisme existe dans tous les pouvoirs. A vouloir la réalisation de la liberté on finit par imposer au peuple les plus sanglant des régimes. Faire passer la lettre avant l'esprit a amené la révolution française à faire des injustices. Aucun gouvernement n'assure la force du peuple face au danger de succomber aux visées égoïstes du pouvoir.
Donc il faut se conquérir sa propre liberté. Se faire œuvre de soi même. (Cette phrase sera reprise régulièrement par P. Kergomard)

L’homme fait les circonstances autant qu’il est fait par elles. Il est important de développer des forces individuelles pour aller à l’encontre de la massification de l'état.
Pour cela il faut lutter contre une trop forte scolarisation, donner un jugement sain aux enfants. "L'éducation ne s'impose pas du dehors. C'est le développement interne des facultés en germe dans une personnalité qui s'ignore."


"Eduquer n’est pas combattre la vie, c’est la délivrer, c'est la mettre au jour jusque la moindre parcelle du divin qui est en nous"


Au milieu de ses échecs, il croit toujours à la nécessité de partir du besoin de l’enfant et de ce que la nature met à la disposition de l'homme pour apprendre.
-L'éducation est le développement interne des facultés en germe dans une personnalité qui s’ignore.
-Le principal est le développement et l'usage des forces spirituelles. Les rapports entre le maitre et l'élève doivent être dominés par l'amour

-L’enseignement doit suivre la voie du développement de l'enfant ainsi que son individualité qui se réalise pleinement à partir de ce qu’il est.
-Tout ce qui ce que l’on veut apprendre aux enfants doit se présenter à eux comme l’expression de la vérité

"L'enseignement élémentaire ne doit pas être une affaire de tête, ni de raisonnement,
qu'il soit une affaire de coeur, de sens, une affaire maternelle, ensuite qu'il passe des sens aux jugements."
Quel programme! Qui oserait le faire vraiment?

Pour lui la fonction féminine passe avant la fonction virile dans l'enseignement.
"Je veux mettre l'éducation du peuple dans la main des mères"
C'est l'enseignement fait par les parents qui compte. En famille on apprend à lire, à compter, à faire travailler la langue en même temps que les doigts. Il ne faut pas se précipiter, laisser apprendre à 9 ans ce qu'on aurait voulu que l'enfant apprenne à 7!
Voici ce qu'il écrit au sujet des enfants orphelins de guerre:

"Le défaut d'instruction scolaire était ce qui m'inquiétait le moins...L'enseignement scolaire qui n'embrasse pas tout ce qu'exige l'éducation humaine et qui bâtit sans tenir compte de toute les conditions de la vie familiale ne conduit selon moi qu'a une méthode de rabougrissement artificiel de notre espèce...Je regarde comme très grands les maux qui résultent de l'enseignement prématuré...et tout ce que l'on communique artificiellement aux enfants en dehors de la maison"

La reconstitution d’un être humain repose sur :pestalozzi
-L'expression libre des besoins de l’enfant
-L’élaboration avec lui des moyens de leur satisfaction. On provoque l'enfant à chercher en "lui laissant ensuite le mérite de faire par lui même la suite du chemin."
-La mise en œuvre de ces moyens dans le sens d’une humanité plus satisfaisante pour lui et pour les autres.
-L'évolution de l'homme est de passer, comme l'humanité,  de l'intuitif au social et au moral. C'est à dire de la famille au social, à la moralité domestique, scolaire et professionnelle. L'école est considérée comme une famille agrandie[2], on y fait un enseignement collectif et mutuel entre les élèves. Pour l'éducation morale il faut rattacher les explications à la vie quotidienne.
La nature est le tout de l'homme, des virtualités sur lesquelles l'homme agit pour orienter leur développement dans un sens toujours plus satisfaisant pour lui.

Pour Pestalozzi il y a trois démarches:

-“Connaître” pour se dégager des impressions confuses et construire un univers de lois.
-”Pouvoir”, donné par les moyens techniques qui alimentent la capacité d'œuvrer par soi-même.
-”Vouloir” par le développement de la sensibilité avec et contre les contingences de ce monde.

Ces trois démarches se réalisent avec l’activité.

Importance de...
l'observation de l'enfant qui est très importante et fait l'objet de rapports. Il y est décrit dans son comportement intellectuel mais aussi lors de ses jeux. On lui choisi la classe qui correspond le mieux à son niveau et non son âge.
L'intuition est très importante, c'est une activité de l'esprit à part entière.
L'enseignement est basé sur l'observation de la nature en plein air, on en profite pour aborder la géographie.

Il faut respecter la nature, c'est elle qui nous guide, on ne lui commande qu'en lui obéissant
La discipline s'étaie entre autre autour de la gymnastique pour acquérir l'aisance et la liberté, pour apprendre un métier et pour la santé.
La musique et le chant sont très importants.
La gymnastique, les excusions instructives sont pratiquées.

Dans les classes

On  pratique le bilinguisme.
Des travaux manuels, du dessin. Pour l'apprentissage de la lecture et de l'écriture on emploie des lettres mobiles de couleurs différents. On apprend la géographie en observant et en représentant les régions avec de la terre.
On rattache tout enseignement à l'étude du langage. L’enfant apprend ainsi que des mots ont un sens. Décrire et définir est important.

Ses lois principales sont

-La simplification élémentaire.
Il faut retourner vers des éléments simples, (1 ère lettre de « Comment Gertrude élève ses enfants ») aller jusque la racine, là où les choses sont saisies comme extrêmement simples, où elles ne contiennent rien d'étranger à l'intéressé, où il peut faire "œuvre de sois même". On fait l'étude des premiers éléments, On s'inspire de la nature.

- La loi de l'induction.
L'être est habité par une insatisfaction essentielle qui se manifeste par le besoin, la curiosité... donc il faut partir de l'individu pour suivre le développement de sa force, sa dynamique depuis son origine. Passer des intuitions à des notions précises

-Loi de l'accomplissement achevé.
Il faut veiller à ce que la force atteigne son plein développement à chaque stade. Même si on doit se priver de résultats tangibles, plus que de l'extension de la force, son intensité est primordiale. La scolarisation doit venir quand l’enfant est prêt. Il faut attendre que l'enfant ait saisi les vérités particulières avant de donner des règles, des définitions, des formules...Passer des intuitions parfaites à des notions précises.

-Loi de la proximité.
La force doit trouver à s'alimenter naturellement dans son environnement immédiat. L'apprenant doit avoir la possibilité d’y faire des expériences sensibles. Pour Pestalozzi cela veut dire que le nécessiteux doit trouver dans sa condition même les moyens de la maîtriser; on doit le rendre à même de s'en dégager. En le gavant de la charité on ne lui permet pas de se prendre en mains.
Cela permet une autonomie dans les acquisitions.

-Lois de l'activité.
La force ne se manifeste qu'à travers la mise en œuvre. La seule parole qui vaille est elle-même action pour se mettre en route. Cette activité porte en elle une dimension d'accomplissement de soi. C'est une exigence par laquelle l'intéressé s'approprie un mécanisme.

-Loi de la reprise autonome.
L'être humain doit avoir l'espace nécessaire pour aller à son propre chemin:
-L'éducateur part de ce que l'enfant sait déjà. Il ne peut pas réussir sans méconnaitre les lois de développement de l'enfant.
-Il doit procéder par étapes et y rester assez longtemps pour qu'elle soit assimilée.
-Permet à l'enfant de prendre dans l'environnement de quoi s'éduquer sois même.
-Donne de l’importance au travail manuel pour l'apprentissage scolaire, se base sur la démarche sensorielle pour l'organisation du langage.

-Apprendre la vie en commun.

Pestalozzi va inventer “la minute de silence”, reprise plus tard par M. Montessori.
L’enseignement mutuel fera partie de sa démarche. L'enfant qui s'est acquis un savoir-faire et un savoir le met à la disposition de l'autre et non des autres.

"La raison bascule dans l'absurde lorsqu'elle se sépare du cœur".

J. Pestalozzi fait partie de ces « pédagogues du cœur » où l’apprentissage de l’amour fait autant partie de l’éducation que la découverte des savoirs intellectuels. Par « la tête, le cœur, la main » l’enfant est pris en considération dans un tout où chacune des dimensions doit être prise en considération.
Il a de nombreuses similitudes avec Comenius


 

Bibliographie



- Casmopoulos A.; « Relation pédagogique à partir de l’œuvre de Pestalozzi. »
- Houssaye J.; sous la direction de "Quinze pédagogues, leur influence aujourd'hui" Armand Colin; 1994 pages 37 à 50
- Malche A.; "Vie de pestalozzi"; ed. Payot; Meylan;1946,
- Pestalozzi J. ; "Comment Gertrude instruit ses enfants", traduit de l’allemand par E. Darin, introduction de F. Cadet, librairie Delagrave
- Pestalozzi J.; « Comment Gertrude instruit ses enfants », introduction et notes de Michel Soetard. Ed Castella.
- Pestalozzi J. ; "Léonard et Gertrude"; ed. La Baconnière, Neuchâtel, 1947
- Pestalozzi J. ; "Le chant du cygne" et "Mes destinées"; traduction intégrale de Léon van Vassenhove; éditions de la Braconnière, Neuchâtel,
- Piaton G.;« Pestalozzi »; ed. Privat, 1982
- Pinloche A. ; “Pestalozzi”, librairie Alcan
- Ramsauer J.; "Dans l'amitié de Pestalozzi"; Ed. Centre de documentation et de recherche Pestalozzi; Yverdon les bains; 1994
- Soetard M. ; « Pestalozzi » PUF ; collection Pédagogues et pédagogie ; 1995
- Soetard M. ; "Johann Heinrich Pestalozzi"; ed. Coeckelberghs, Lucerne; 1987
- Soetard M. ; "Pestalozzi" collection "Les grands suisses" Lucern-Lausanne; R. Coeckelberghs; 1987
- Vaucher J. ; « Pestalozzi, un pédagogue suisse contemporain d’Oberlin », cassette sur une conférence au musée d’Oberlin à Waldenbach, août 1992
Pour commander des ouvrages ou autre

Sites

http://www.centrepestalozzi.ch/
On y trouve les dernière parutions sur Pestalozzi, les derniers documents , les C.D., les vidéos, le contenu de la bibliothèque et différents tarifs pour se procurer des ouvrages ou articles. Ce centre édite des  bulletins  sur Pestalozzi et sa pensée. Travail inédit!  Bien documenté.

http://www.meirieu.com/Pestalozzi.htm

 

 

 



[1] « Comment Gertrude élève ses enfants »

[2] Pauline Kergomard va le reprendre pour les écoles maternelles


 

 



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