Le dix neuvième siècle


Généralités

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Siècle très riche par rapport à la pédagogie, avec plusieurs parties bien distinctes. Marqué par les guerres et les révolutions (1830 et 1848). Réalisation des idées de la révolution lors de la troisième république après le passage de deux empereurs, trois rois...
De plus en plus, importance de la notion d’enfance, pas seulement à cause des pédagogues et à la fin du siècle des psychologues, mais aussi par les médecins qui vont publier de nombreux ouvrages sur la façon dont l’enfant se développe. Ils donnent des conseils sur l’éducation aussi qui ressemblent fort à ceux qui seront donnés par les pédagogues. Lequel influence l’autre?
Au niveau des courants de pensée: le scientisme et le savoir qui vont sauver le peuple de sa misère. Influence des idées d'Auguste Comte: "La science aide l'homme à mesurer sa puissance".

C'est ainsi que...


“Le 18 siècle a pensé que la raison était nécessaire et le 19° siècle qu’elle était suffisante"
Pierre Moustier (écrivain)




Les institutions

Quelques dates

Renaissance des universités, avec Napoléon qui les crée pour former ses fonctionnaires. Il fait revenir les religieux exclus lors de la Révolution de 1789, il s'appuie sur eux. Il va faire peu pour l'école primaire. Il fonde l'administration centrale de l'Instruction publique et la charge des affaires ecclésiastiques jusqu'en 1828.
Entre 1816 et 1826 on organise l'université avec des programmes, des examens de capacité une surveillance avec sanctions et récompenses.
Création des inspecteurs généraux (1808).

En 1815
Création de la Société pour l'instruction élémentaire. Il s'agit de former l'esprit publique, stabiliser la société, accroître le rendement agricole et industriel par l'école.

En 1826
Créations des institutions de la petite enfance: les salles d'asiles qui deviendront plus tard les écoles maternelles.
En particulier par Cochin maire du XII ième arrondissement de Paris, pour accueillir les enfants dont les mères travaillent et aussi pour permettre aux parents de chercher du travail. Il s'agit aussi de faire la formation du peuple le plus rapidement possible, lui donner de bonnes habitudes morales.

C'est ainsi qu'à partir de cette époque tout le cycle institutionnel aura été comblé pour les enfants et les jeunes. De la salle d’asile à l’université.
On s'achemine peu à peu au cours de ce siècle, vers les souhaits émis par ceux qui désiraient planifier l'éducation, comme Talleyrand ou Condorcet.
On s'achemine vers la planification complète par l'état afin:

"d'apprendre l'art de s'instruire soi-même de chercher dans un dictionnaire,
de se servir de la table d'un livre". (Talleyrand)

en 1832, création du Manuel Général de l'Instruction Primaire.

En 1833, loi Guizot avec obligation pour chaque commune d'avoir une école primaire et pour chaque département une école Normale.
Création d'écoles primaires supérieures pour former des cadres pour le commerce et l'industrie.
Il faut que l'instituteur (trice) ait un brevet de capacité.
Il n'y a ni gratuité ni obligation.
Liberté de l'enseignement publique et privé.
Il y a une responsabilité communale.

http://s.huet.free.fr/paideia/paidogonos/guizot2.htm

En 1837 encouragement de création des salles d'asile
Sous la seconde république, en 1848 Lazare Carnot fait un essai d'éducation populaire. Il y a projet de loi pour l'école obligatoire, la gratuité de l'enseignement, la laïcité, pour qu'il y ait un contrôle renforcé, une multiplication des écoles, un budget en conséquence et pour terminer, l'égalité des sexes entre instituteurs et institutrices.
Ce sont des projets qui se réaliseront plus tard. Car Napoléon III arrive entre temps!

En 1848 projet d'école gratuite et obligatoire.

En 1850 loi Falloux oû les instituteurs retournent sous la surveillance du maire et du curé, du pasteur ou du délégué du culte israélite. Pour les congréganistes dispense du brevet de capacité.
Obligation d'avoir une école de filles par 800 habitants. Organisation des pensionnats primaires. Cours d'adultes et pour apprentis

Entre 1815 et 1870 : importation du Système Mutuel d'Angleterre, inventé par Bell et Lancaster. C'est un système très rentable, oû les élèves qui en savent plus sont chargés d'enseigner les autres. Tout ceci étant planifié par l'instituteur. Tout un matériel y est adjoint et permet l'enseignement.
Mais on doit arrêter pour différentes raisons: pédagogiques et politiques. Le fait de donner des responsabilités aux élèves n'est pas toujours accepté. De plus l’organisation est trop basée sur le réflexe, trop mécanique.

Entre 1820 et 1827 lutte entre les écoles mutuelles et les écoles simultanées

1854: le pouvoir passe des recteurs aux préfets. Divisions de la France en circonscriptions académiques.

1862 création de bibliothèques scolaires et populaires

En 1866 création de la Ligue française de l'enseignement, fondée par Jean Macé pour favoriser la diffusion de l'instructions dans les classes populaires.

1867: Enseignement primaire des filles s'amplifie ainsi que la gratuité; Victor Duruy encourage les municipalités à ouvrir des écoles de filles: obligation pour les communes de 500 habitants. Les écoles privées sont soumises à l'inspection académique.

Le Système Mutuel   (voir salles d'asiles )

Quelques noms célèbres

Paul Bert, ministre de l'instruction publique entre 1881 et 1882 dans le cabinet de Gambetta. Né à Auxerre en 1833, mort à Hanoï en 1886. Docteur en médecine, professeur d'histoire naturelle, préfet du Nord, secrétaire général de l'Yonne, député de l'Yonne en 1872.
Il contribue à toutes les réformes de l'enseignement, la gratuité, l'obligation et une école normale dans chaque département.
Lutte pour l'enseignement primaire, pour l'éducation des jeunes filles et leur présence dans le secondaire, pour les sciences dans l'enseignement.
Publie en 1881:"L'enseignement laïque" et "la revue scientifique" de 1879 à 85.
Il édite "La revue scientifique". Il va mourir à Hanoi en 1886.

Ferdinand Buisson 1841-1932 surtout connu par son dictionnaire pédagogique. Inspecteur général. Député radical socialiste. Pour la laïcité, l'enseignement obligatoire. Est pour le droit de vote des femmes. Ecrit "Suppression de la guerre par l'instruction"  Préside la ligue des Droits de l'Homme. Prix Nobel de la paix en 1927. Protestant progressiste. Franc maçon.

Emile Deschanel professeur écrivain. Ecrit "catholicisme et socialisme". Banni après le 2 décembre. Député de la gauche. Professeur au Collège de France.

Victor Duruy, Historien et homme politique, entre 1881 et 1894 à Paris. Ministre de l'Instruction Publique de 1863 à 1869
Créa des cours pour les jeunes filles en 1867
Ecrit: "Histoire des romains".

ferry.jpgJules Ferry, né à Saint Dié, élève du collège de Strasbourg, a le bac à 16 ans. Fait des études de droit, est journaliste. Elu en 1869 au corps législatif impérial, participe en 1870 à la défense du territoire. Préfet de la Seine. En 1879 ministre de l'Instruction Publique, président du conseil en 1880. En 1887 un fanatique tire sur lui. Il est vrai que sa politique laïque et aussi sa politique coloniale  a attiré des ennemis.

Site
http://www.julesferry.com/julesferry.html

http://s.huet.free.fr/paideia/paidogonos/jferry3.htm

Jules Hetzel éditeur, écrivain français. Proscrit en 1851. Fait découvrir Jules Vernes et d'autre auteurs en particulier pour la jeunesse.

Jules Simon (Lorient 1814-Paris 1896) Refuse de prêter serment sous l'empire. Sera ministre de l'instruction publique de 1870 à 1873, puis chef du gouvernement. Il va combattre la politique scolaire de J. Ferry. C'est un libéral absolu.

Jules Steeg Directeur du musée pédagogique. directeur de l'école normale de Fontenay aux roses. Libre penseur et franc maçon. Adhère aux idées d'A. Comte et au libéralisme

Jean Macé,  alsacien, né en 1815, a fondé en 1966 la Ligue française de l'enseignement. C'est une association fondée pour favoriser la diffusion de l'instruction dans les classes populaires. Professeur en Alsace a écrit des livres d'enseignement populaire. A partir de 1848 se voue à la défense des pauvres. Fonde avec Hertzel "le magasin d'éducation et de récréation".

Ferdinand Buisson, (1841à 1932),
philosophe de formation protestante, directeur de l'instruction primaire en 1879.
Il va créer, avec de nombreux collaborateurs le fameux dictionnaire de la pédagogie qui est d'une richesse impressionnante et incontournable . Il prépare les textes sur le statut laïque de l'école. Il aura à la fin du siècle une chaire de sciences de l'éducation à la sorbonne.
Un des fondateur de la ligue des droits de l'homme.
Député radical socialiste en 1902. Défend la laïcité de l'état. Souhaite l'enseignement professionnel obligatoire, est pour le vote des femmes.
Il aura le prix Nobel de la paix en 1927.

Tous ces hommes vont participer aux lois dites  lois de Jules Ferry.
L'école sera:
- gratuite, le 16 juin  1881,
-laïque et obligatoire pour tous les enfants de 6 à 12 ans; le 29 mars 1882.

C'est l'éducation pour tous, l'élimination de l'enseignement religieux. On y enseigne la tolérance et l'égalité "sans Dieu ni roi". C’est la laïcité. Les instituteurs sont déchargés de l'enseignement de la religion.

1879: création du Musée pédagogique (actuellement à Rouen)
http://www.ac-rouen.fr/pedagogie/equipes/eculturel/fiches/fiche_mne.htm
Le 30 octobre 1886 laïcisation du personnel de l'enseignement primaire.

Jules Ferry donne au ministère de l'instruction publique l'allure d'une grande administration.
Création du dictionnaire de pédagogie de Ferdinand Buisson
Dans la législation l'instituteur est invité à éveiller l'intelligence de l'enfant pour des méthodes intuitives, concrètes, par le dialogue, l'interrogation socratique.

Création des classes

On crée les classes comme elles sont maintenant. C'est une moyenne entre l'éducation mutuelle et l'enseignement individuel.
Le terme classe est réservé au groupe d’élèves parvenus à un niveau à peu près homogène, réunis dans un même local sous la responsabilité d'un même maître. C’est pour cela qu’il a fallu instituer les évaluations.
La classe prenait comme repère essentiel le niveau moyen dans toutes les disciplines.
Elle emprisonne l'enfant dans une structure qui ne tient plus compte de sa singularité.
Gréard le fondateur ne le recherche pas. Les enfants doivent avoir un fond commun d'idées pour fonder la démocratie. Ce doit être une école de masse. Le mauvais élève doit redoubler pour ne pas baisser le niveau de la classe.
L'école primaire sera divisée en trois cours.

Après la défaite de Sedan en 1870
Le ministère de l'Instruction publique d'alors, avec Jules Ferry, cherche à souder les français dans une identification patriotique. Une ambiance guerrière est organisée en classe, par des jeux de guerre, des manipulations de fusils en bois, des jeux d'ensemble. En 1881 création de "bataillons scolaires" mais, en 1889 transformation des bataillons en jeu!.
Le patois est interdit car il faut parler tous la même langue française "extirper le patois est faire oeuvre de démocratie" (Manuel Général de l'Instruction Publique" de 1905).

La classe est souvent partagée en trois sous groupe d'enfants: les grands, les moyens, les petits. L'instituteur fait travailler les petits pendant que les grand font des devoirs seuls!
Il y a des vitrines dans les classes avec des objets de mesure, des pierres, des bois différents... des grand tableaux avec des frises historiques, des cartes géographiques, un boulier, un harmonium! le poêle en fonte au milieu ...que certains ont connu!

voir les nombreux site de petits musée de provinces qui reconstituent des classes
dans la page: bibliographie

1882: changement des salles d'asile en écoles maternelles. Ces dernières vont prendre une très grande expansion. Pauline Kergomard, inspectrice avec quelques autres collègues ont tout fait pour en changer la pédagogie.

A la base de ces renouveaux de l’enseignement on doit noter l’importance de la Franc-maçonnerie et des protestants progressistes. Il faut servir l'humanité, faire valoir le point de vue social sur le point de vue personnel.

L'instituteur remplace le curé il propose une autre morale, la morale républicaine.
Il est très intéressant de lire les textes officiels de l'époque où la pédagogie proposée est tout à fait portée vers la réflexion : "L'instituteur doit éveiller l'intelligence par des méthodes concrètes, intuitives et par le dialogue."
Obligation pour les communes de posséder une ou plusieurs écoles. Le contrôle se fait par les inspecteurs. Obligation d'avoir le brevet d'enseignement. Le statut du personnel enseignant se précise.

1880-82, Créations d'écoles Normales: Saint Cloud pour les garçons et
Fontenay aux roses pour les filles.

 

   

 

     

 

L'éducation des filles


En1880,

 L'éducation des filles se renforce avec C. Sée, il édite :"Lycées et collèges de filles".
Ouverture du collège Sévigné, création privée en 1880 avec Mlle Salomon. mellesalomon.jpg

Création de lycées.
Ouverture de l'école normale de Sèvres pour l'enseignement secondaire des filles.


Sarah Monod protestante diaconesse. Fonde en 1878 un journal "La femme". Elle est à l'origine des congrès internationaux de femmes.

Elisa Lemonnier crée des institutions pour l'enseignement professionnel des femmes

 Caroline de Barrau (1828-1888) s'intéresse aussi à l'éducation des femmes avec E. Lemonnier. elle résout l'éducation de ses propres enfants en regroupant autour d'eux des camarades des deux sexes et des professeurs pour fonder sa propre école. Elle y pratique l'égalité intellectuelle des deux des sexes. Une jeune fille acquiert son doctorat es sciences. Elle ouvre sa maison à des jeunes étudiants en médecine étrangère. Educatrice, féministe, cosmopolite, elle soigne les blessés à la guerre de 1870. Elle dirige l'oeuvre des libérées de Saint Lazare. Fonde avec Pauline Kergomard en 1886 l'Union française pour le sauvetage de l'enfance. A fait de nombreuses publications sur l'éducation des femmes.

 

Cette évolution va de pair avec l'avancée du féminisme.

 

Les jeunes filles préparent le brevet élémentaire en 3ième et le brevet supérieur en 5ième. L'un et l'autre préparent à l'enseignement primaire.
(1914: 30000 jeunes filles dans le secondaire dont 40% dans l'enseignement catholique.)
 

 

http://www.histoire-empire.org/1805/ecoles_lh.htm


 

Les revues pédagogiques

 

Création de nombreuses revues d'éducation et de pédagogie (300 revues crées pour les enseignants) ainsi que de littérature enfantine.
 

 

  Des éditeurs comme P. J. Hertzel éditent pour les enfants. Y publient Jules Verne, Balzac, V. Hugo, G. Sand, A; de Musset.
J. Macé
crée un périodique pour enfant et adolescent les collections du "Magasin d'éducation" qui comporte des histoires écrites par lui même signées Staht. En 1848 il est jugé dangereux il s'exile à Bruxelles d'où il dirigera sa maison d'édition. (Historia n°471 p.77, mars 1986 )
 


F. Buisson crée son dictionnaire de pédagogie, création aussi de centre de recherche pédagogique rue d'Ulm.

 

http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/

 

 

Quelques observations...

 

Début de l'éducation mixte.


L'idéologie issue de la révolution est qu'il faut faire des citoyens instruits et libres et ...républicains.

 

L'école devient le dépositaire de l'avenir comme le pensait l'Eglise mais pas de façon si large et totalitaire. L'école devient le symbole de la civilisation et de la mobilité sociale. Pour les républicains elle deviendra le lieu d'apprentissage des libertés et de la raison. L'instituteur remplace le curé.


A la fin du siècle tous les enfants sont scolarisés, chaque département a son école normale.


Réalisations nombreuses de "méthode active" et l'observation de l'enfant qui est alors impérative renforce la naissance de la psychologie de l'enfant.
 

De nombreux pédagogues créent des méthodes:
Montessori et Decroly
qui même s'ils ne sont pas français, influencent la pédagogie en faisant un cycle d'enseignement jusqu’à la fin du secondaire. Ainsi que J. Dewey, (Etats Unis); R. Steiner, (Autriche); P. Kergomard; (France)


La création de
l'Institut J. J. Rousseau à Genève par Ferrière et Claparède soutient et provoque la dynamique des enseignants.

 


L'éducation des adultes au XIXème
 


Les corporations ont été supprimées par la loi Le Chapelier, sous la révolution. En effet les corporations représentaient une force de l’ancien régime.
L'éducation des adultes en générale passe dans les mains d'autres organisations; C'est difficile pour les étudiants car la semaine de travail est de 75 heures.
On cherche à améliorer la condition professionnelle par l'apport de connaissances techniques.
 

Voici les différentes dates


1819 cours gratuits à l'école des arts et métiers après 19 heures; pour enseigner les techniques supérieures.
1821, La “Société pour l'instruction élémentaire” créé par les franc- maçon et les catholique. L'enseignement se fait sur le mode mutuel et de Jacotot. Jean Joseph Jacotot, né à Dijon en 1770, mort à Paris en 1840, est un pédagogue français.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Jacotot


1830, d'anciens polytechniciens créent à Metz des cours pour les ouvriers, ainsi qu’à Paris c'est l'association polytechnicienne pour l'éducation populaire.
1835, ouverture à Paris de la première bibliothèque populaire.
En 1848, 6800 cours où 12000 auditeurs; les enseignants sont des instituteurs. On y fait un enseignement primaire et une initiation technique, en vue d'une amélioration professionnelle et du maintient de la paix sociale.
1864, création de chambres syndicales avec organisation de cours . Le patronat surtout protestant fait aussi des créations.
V. Duruy met sur pieds des cours pour les ruraux, avec les instituteurs, qui bénéficient de récompenses honorifiques et sous forme d'émoluments.
Création de la Ligue de l'enseignement par J. Maçé.
Organisation des bibliothèques communales qui ont beaucoup de succès.
En 1914 existent 27000 cours d'adultes; on ouvre des cercles de lectures, on fait des conférences.
De nombreuses diffusions d’ouvrages à bon marché se font, comme "la Lanterne".
Tout ceci fait partie de la lutte contre l'alcoolisme.

En 1880-1900 prospérité des bibliothèques populaires, municipales, scolaires destinées aussi aux adultes.

En 1888 il y a 36.326 bibliothèques mais par la suite, faute d'argent elles vont s'étioler les initiatives privées sont difficiles suite à la guerre de 1914, les américains nous aident mais il y a résistance on les ferme

 

1899, Création des Université Populaires.
Se créent des écoles entre ouvriers, où on fait des causeries, des consultations de dictionnaires.
Par exemple aux " soirées de Montreuil" on fait des cours d'astronomie, on étudie la physique, la chimie
Elles s'ouvrent dans les cafés et où il y a des salles de conférence.

 

On peut y trouver:

 

un musée salles de conversation et de travail; une bibliothèque création de diverses associations coopératives; une mutualité une pharmacie à bon marché
une salle de spectacle pour le dimanche Des colonies populaires au bord de la mer
une consultation médicale, juridique, économique.
un service de placement

 


Elles sont fragilisées à cause de querelles internes, mais elles continuent plus reprises par les ouvriers mêmes et d'autres intellectuels; cela échoue. Les université contestent trop la lutte des classes. Un regain de collectivisme s'oppose à l'idéal humaniste qui les caractérises. De plus la pédagogie employée ne convenait pas elle est trop scolaire. D'où la fondation de l'école des Hautes études en sciences sociales par E. Duclaux pour les enseignants des U. P.
Albert de Mun ouvre aussi une Oeuvre en 1870 mais elle parait protectionniste.
L'industriel L. Harmel fonde “l'Oeuvre des cercles par les ouvriers”, elle permet la formation des cadres ouvriers.


1891, Parution de l’encyclique "Rerum novarum". Création du "Sillon" par Marc Sangnier. Ce catholique de gauche s’inspirant de cette encyclique rappelle l’importance du monde ouvrier. Il crée de nombreux mouvements de jeunes.
Les initiatives pédagogiques dynamiques qui s'inspirent d'un processus de formation professionnel étant issus du milieu clérical, les instances syndicales sont méfiantes et gênent les réalisations.

 

Le livre et le journal

faute d'accéder aux libraires on achète aux colporteurs des livres, des chansons, des almanachs, des livres de piété, des vieux contes et des jeux éducatifs.

Les petits libraires naissent, orientent les lectures, font des prêts.

 
Parallèlement les colporteurs divulguent toute une culture populaire sous la forme de "La bibliothèque bleue" éditée à Troyes.
On crée un cabinet de lecture par canton.

Peu à peu le journal, avec la création des rotatives (un progrès technique qui une fois de plus à un impact sur l’éducation) prend de l’importance. On se réunit pour le commenter au café ou à la veillée

De grands éditeurs: Hertzel, Hachette, Larousse communiquent le gout de la science. J.Verne est vendu en 28 millions d'exemplaires

 

 

L'enseignement professionnel

 

A la campagne

petits-vachers.jpg
L'enfant est associé aux travaux agricoles. La basse cour est assignée aux femmes. Petit à petit, l'enfant participe aux travaux de champs, la mise en gerbe ect...

Au XIX° siècle les enfants apprennent à travailler peu à peu à la vie des champs. On leur confie des tâches ( garde des animaux, sarclage, ramassage de fumier...)
Au début du siècle, création de ferme-écoles. Réorganisées en 1848, il y a peu de développement sinon à Grignon. En 1874 création de l'école pratique d'agriculture. 

Après 1848 : Institut Normal d'Agronomie.

prospectus "musées dauphinois"


En ville

  L'enfant bourgeois reste à la maison. L'enfant des classes populaires va à la salle d'asile ou traîne dans les rues
L'éducation se fait par l'imitation des aînés.
Apprentissage du métier familial pour une profession  artisanale. chez les artisans un contrat est signé entre les parents et le maître de métier.                                                                                     
 

 

Le travail des enfants dans les industries

 

 

On emploie les enfants dans les industries et dans les mines. Les petites filles travaillent de 12 à 13 heures par jour.
Il y a peu d'apprentissage pour les enfants car il coûte cher à tout le monde.
Un député, Villeneuve d'Argemont propose une loi contre. Mais le travail des enfants est pratique, "il vaut mieux qu'ils travaillent que de traîner". De leur coté les parents ont besoin de leur salaire.
1841:
loi pour limiter le travail des enfants; pas au-dessous de 8 ans. On fait un contrôle pour qu'ils reçoivent de l'instruction 2 heures par jour. Cette loi est peu respectée; On fait la classe dans la fabrique le dimanche pour que les enfants ne travaillent pas; c'est un échec à cause de la résistance des patrons.
L'enseignement professionnel est mineur. Il faudrait limiter le temps de travail à 6 heures pour que les employés aient le temps d'étudier.

Les corporations sont suspectes depuis la loi Le Chapelier.
Entre 1846 et la fin du XIX° siècle l
a limite d'age scolaire se déplace: 11 ans sous la monarchie de juillet, 13-14 ans sous la III° République.
Il y a des initiatives privées positives par exemple; chez Scheider au Creusot où en liaison avec la municipalité on forme des cadres supérieurs et tout le monde y trouve son compte.
Les frères des écoles chrétiennes font une formation technique précise, avec une formation humaniste.
En 1881
on ouvre des écoles d'apprentissages à cheval entre l'enseignement public et le ministère du commerce qui aboutissent en 1941 aux collèges techniques.
 

 

Suite des évènements de l'école primaire et secondaire

 

En 1880: fermeture des collèges de Jésuites.

en 1904 interdiction de l'enseignement aux congréganistes. Réaction des parents catholiques devant l'enseignement laïque qui n'est pas neutre.

Les instituteurs se socialisent et se tournent vers le syndicalisme. Ils se rallient aux doctrines antimilitaristes et internationalistes.

Vers 1910 la profession enseignante se féminise.

En 1914 il y a 5.700.000 enfants à l'école primaire

30.000 jeunes filles dans le secondaire

40% d'enseignement catholique secondaire et 20% dans le primaire.

 

Il y a un esprit de caste entre le primaire et le secondaire, entre le public et le privé.

l'enseignement ne prépare pas assez aux besoins économiques et techniques.

 

 

Bibliographie

(voir aussi Bibliographie générale d'histoire de l'éducation)
- Gontard M.; "l'enseignement primaire 1815-1914" in "Histoire mondiale de l'éducation; Paris, PUF, 1981
- Grandière M; "La Formation des maîtres en France, 1792-1914", INRP, Lyon,  2006.
-Mayeur Fr., "De la révolution à l'école républicaine" , "Histoire générale de l'enseignement et de l'éducation en France", sous la direction de PARIAS L , (3° tome), Nouvelle Librairie de France, 1981
- Marchasson Y.; "autour d'un centenaire, Laïcité, quelques rappels"; Enseignement catholique; document n°791, septembre 1981


sites

http://s.huet.free.fr/paideia/paidogonos/guizot2.htm

site très riche avec de nombreuses réflexions

http://www.droitsenfant.com/19siecle.htm

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